CONNEXION

La sophrologie en relation avec le cheval

Cette rencontre va se placer dans une approche respectueuse de l’animal et de soi-même. Apprendre sur soi-même à l’aide de cette relation et de ce que cela nous renvoie. Le cheval de par sa taille peut impressionner mais il est de nature à la fois craintive et curieuse dans sa …

Cette rencontre va se placer dans une approche respectueuse de l’animal et de soi-même.
Apprendre sur soi-même à l’aide de cette relation et de ce que cela nous renvoie.
Le cheval de par sa taille peut impressionner mais il est de nature à la fois craintive et curieuse dans sa relation à l’homme ; il a besoin de référents calmes et sûrs d’eux, de confiance. Son instinct de survie ancré dans ses gènes lui permet de détecter rapidement les dangers environnants et c’est de cette manière qu’il devient un récepteur instantané de notre état émotionnel.
Il y a dans cette relation de l’amour, du respect, de l’observation, de la concentration afin de vivre tout cela dans le moment présent.
Améliorer son positionnement corporel passera par la relaxation dynamique et la respiration, et nous permettra d’amorcer un lien sans peur. L’autonomisation des différentes aides pour diriger son cheval est en lien direct avec les techniques spécifiques et notamment celle des tensions différentielles dans une séance de Jacobson pendant laquelle nous prenons conscience des tensions et des détentes et de l’indépendance des diverses parties du corps. Affiner cela permettra d’être précis et de ne pas polluer le dialogue avec sa monture par des tensions inadaptées. Apprendre à repérer ces tensions pour aussitôt agir et éviter l’amplification.
Les chevaux entre eux n’ont pas besoin de parler juste de se positionner physiquement… Ils sont aussi très réceptifs aux sons calmes et doux, à une respiration libre et naturelle, aux modulations de la voix. Le travail de débourrage avec les jeunes chevaux en est d’autant facilité qu’il leur est demandé un travail sans stress en adéquation avec leurs ressentis et leurs langages à savoir le positionnement corporel, la voix et la respiration naturelle et les expirations apaisantes. En leur donnant ce confort, ils sont prêts à être généreux et à l’écoute.
Le « Savoir Etre et le Savoir Faire « par l’expression des ressentis, de notre intuition afin d’établir une relation fluide et simple. L’importance pour les cavaliers et les autres personnes est de s’affirmer par le corps, de s’ancrer et d’être dans l’instant présent. Le travail avec le cheval par la gestuelle et par le positionnement de sa voix est essentiel et nous fait progresser dans la relation à l’autre, afin d’avancer non pas sous la contrainte mais dans la coopération : en effet contraindre un cheval peut s’avérer facile mais le combat est inégal et l’usure et la fatigue certaines. Le parallèle peut être fait avec la relation aux autres dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle. Indispensable pour toutes relations, s’adresser aux personnes avec finesse et fermeté sans blesser mais dans une écoute intuitive qui passe par le corps au conscient et à l’inconscient. Indispensable pour diriger des équipes et dans tout échange afin qu’il soit positif et donc productif et constructif.
Un travail en sophrologie sera un bon allié pour la confiance en soi et la présence au cheval permettra de mettre en pratique et de vérifier la progression du travail sur nous-mêmes.
Quoi de plus agréable que de devenir ce que l’on est vraiment au fond de Soi et le faire s’épanouir !
En cela l’alliance de la sophrologie et de la présence de notre noble conquête nous ouvre la voie vers notre état émotionnel, notre connaissance de nous-mêmes et l’importance d’être Vrai pour être crédible car dans cette relation, il est impossible de tricher !
Cette expérience nous permettra ensuite au quotidien de vivre plus sereinement des situations conflictuelles tant professionnelles que personnelles. Elle exercera aussi notre observation, notre véritable écoute à l’Autre et notre force de concentration à vivre sans anticipation. Un petit travail régulier pour beaucoup de plaisir à replacer les choses à leurs justes places et apprécier la vie dans toute son essence et dans un constant émerveillement.
Il ne s’agit pas là d’utopies ni du « Meilleur des mondes » mais que son propre monde soit le meilleur qui soit !
Pour que tout cela soit possible il me faut remercier l’élevage du Parc à Nantes qui m’a procuré ma première jument Rita du Parc avec laquelle tout cela a été possible.
Cette petite jument pur-sang lusitanienne confirmée par le jugement de Monsieur Yves Manzanarès juge international de la race et de confrères Portugais est très polyvalente et m’a autorisée cette approche en toute sécurité.
Ces Lusitaniens sont des chevaux au mental très calme permettant ce travail.
Le site internet de l’A.F.L. vous donnera une liste d’éleveurs où trouver ces merveilleux Lusitaniens qui excellent aussi en dressage et en équitation de travail notamment sous la selle de cavaliers comme Claire Moucadel et de Thierry Vergez qui ont remporté les championnats du monde d’équitation de travail au Brésil en décembre dernier.

Dominique Boisson-Chauvin
Sophrologue
Le 20 juin 2016
Article paru dans « Sophrologie Magazine »

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